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Enfin je peux donner une peu des nouvelles.
Les gens disent que ça ressemble un peu à Petra en Jordanie mais ici ce n'est pas que la façade d'une eglise, c'est un complexe de dizaines d'églises. En passant, elles sont toutes poussiéreuses et remplies de souvenirs qui datent de plusieurs siècles. On y sent une grande ferveur religieuse. Les particularités sont qu'ici on a voulu recréer la Terre Sainte pour que les Ethiopiens puissent faire leur pélerinage sans être la proie de musulmans qui s'étaient emparés des Lieux Saints à une certaine époque et chaque église possède une croix en or qui lui est propre.
Chaque croix est remplie de symboles. Nécessaire d'avoir un guide pour nous en expliquer tout le contenu.
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Depuis notre entrée en Ethiopie et ce sera le cas jusqu'a la fin, tous les cyclistes ont eu des problemes avec les enfants. Lorsque j'essaie de rationnaliser la situation je me dis qu'il ne s'agit même pas de 1 % de la population mais imaginez des millions d'enfants massés tout le long des routes que nous utilisons et à tout moment un ou quelques uns risquent de vous lancer des roches ou des pierres.... ou encore que l'un d'entre eux plante son baton de berger dans les rayons de votre roue avant!!!! J'avais la chance d'être assez rapide pour éviter la plupart mais presque tout le monde de notre groupe à connu de mauvaises expériences avec quelques enfants. Le pire c'est qu'on en vient à être continuellement stressés parce que l'un ou l'autre pourrait sortir d'un groupe en apparence sympathique et nous faire planter. Les gens arrivaient au camp fatigués et non seulement à cause de la chaleur ou de la distance mais ce stress nous faisait perdre la raison parfois. J'ai entendu et vu des choses surprenantes de la part d'adultes confrontés à ce stress répeté au jour le jour. Autre constatation personnelle, le pays représente une richesse que j'avais sous-estimée. Faut dire que ce pays est tres beau question paysage. Le 16 février était la journee attendue par presque tous les cyclistes. Le 18 février nous arrivons sur Addis Abeba. 50 km avant d'arriver, tout devenait de plus en plus vert. On entre dans un autre microclimat.
Je suis ici en compagnie de membre de l'équipe nationale de vélo de l'Éthiopie...
Encore une fois on m'a demandé d'assurer avec d'autres la sécurite de notre convoi...j'y prends goût et j'apprends à connaître les habitudes des automobilistes locaux... Le soir venu, je vais diner avec un bon groupe de cyclistes. Je prends une pizza et deux bieres; le coût est de 51 Birrs i.e. 5 $ Le 19 février en matinée, je suis allé à la donation de 50 vélos pour 5 ONG de Addis Abeba par le Tour d'Afrique.
Ce fut très bien.
À midi j'ai été invité par un ancien champion de vélo éthiopien pour une cérémonie du thé. Le tout s'est termine à 16 heures!!!!!!
Ce fut en fait un repas traditionnel complet avec tout le décorum: encens, torréfaction du café, crêpe traditionnelle dans laquelle on verse les composantes du repas et on "pioche" avec nos mains dans notre assiette sans couverts, biere, vin, et puis finalement café mais sans avoir bu de thé....étrange tout de même mais fascinant comme experience.
Le lendemain, en après-midi, je suis allé au souk avec quelques autres camarades cyclistes. Il s'agit du plus grand marché à ciel ouvert de toute l'Afrique. Nous avons un guide pour nous aider à nous y retrouver. Evidemment lors de mon passage à Addis Abeba j'aurais bien aime voir Lucy, la plus vieille femme du monde, au musée national mais il parait qu'elle se trouve en tournée aux Etats-Unis maintenant...Dommage! Le Grand Jour: 22 fevrier: Les gens du Tour ont été super gentils avec moi. Dès 6 heures du matin j'avais du monde à la porte de ma tente pour venir m'embrasser et me souhaîter un bon anniversaire. J'ai eu droit a toutes sortes de petites attentions durant la journee et au beau milieu de la journée, j'ai arrosé cela en sautant dans le Lac Cratère.
Endroit sauvage et exotique entre tous !!
J'en aurais long à dire sur le tour présentement. J'avais des attentes un peu plus élevées quant à lorganisation. Leur mot d'ordre semble être "on va vous assister" dans les déboires qu'on rencontre face à l,impossibilité d'entrer au Kenya. Mais bon, j'imagine que chacun de nous va s'en tirer au mieux et trouver une alternative qui lui convienne. Question velo, je m'amuse. Je crois que j'ai un très bon niveau de forme physique et que je gère bien mon énergie. A date, j'ai roulé à tous les jours et pour toute la durée du trajet prévu à chaque fois. Je dors toujours beaucoup, je mange beaucoup mais je bois maintenant un tout petit peu moins de liquide. Les temperatures en altitude sont plus soutenables que ce que nous avons connu à certains moments.... L'enflure que j'avais à la cheville gauche à tranquillement disparu sans jamais me faire souffrir. Parfois j'ai le derriere un peu échauffé mais avec les pommades appropriées je continue toujours à rouler; je crois que c'est le lot de tous les cyclistes... Ma grande découverte aura été, de voir comment mon corps a bien reagi à l'altitude jusqu'à ce moment-ci. Mais là, je crois que avec Addis Abeba nous avons atteint le plus haut point de notre sejour. Une fois rendus au centre du pays, l'altitude va baisser un peu. Concernant le niveau de difficulté de ce tour, c'est un peu délicat d'en parler puisque c'est tellement personnel comment chaque personne réagit à chacun des éléments au jour le jour. Ainsi, si vous visitez le site du Tour d'Afrique vous voyez probablement les messages parlant de tellement de vécus différents durant ce voyage: J'ai senti que je m'adaptais très bien à la nourriture, à la vie en camping et les distances à parcourir en vélo ne m'ont pas jeté à terre. Je crois que ce nest pas le cas pour tous les cyclistes. Il y en a même quelques uns qui ne roulent même pas 20% du trajet. Quelques uns ont même été victimes d'accidents. Sur ce, je vous salue bien cordialement |
Bonjour tout le monde, J'ai accumulé un peu de retard dans le recit de mon voyage en Afrique. Les connexions internet ne sont pas tout à fait aussi fréquentes et rapides que l'organisation du Tour nous avait dit; de plus, lorsque nous sommes plus de 60 à les chercher en même temps, il y a comme un phenomène de goulot d'étranglement....donc je vous raconte la partie manquante... Revenons à Khartoum au Soudan. Nous avons passé deux jours de repos dans cette capitale et puis, le 4 février, nous sommes repartis vers le Sud, toujours en longeant le Nil. D'ailleurs le 4 février, après nos 144 km de vélo, nous avons pu nous baigner dans le Nil. L'eau était limpide et atteignait les 21 degrés. Quel bonheur! Les jours suivants, nous avons tenu des moyennes de 140 km par jour et ce malgré des températures variant entre 24 degrés au depart le matin et 40 degrés vers les 12 h 30. Durant ces journées, outre le petit-déjeuner, j'ai bu trois litres de liquide avant le diner, un autre durant le diner et trois autres après avant d'arriver au camp oû là, nous attend toujours notre traditionnelle soupe (idéal pour la réhydratation). J'en prends habituellement trois grosses tasses et je termine le tout avec deux bonnes tasses de thé. À ce jour, je n'ai jamais souffert de déshydratation mais ce n'est pas le cas de tout le monde. J'en ai même vu arriver confus au camp parce que la balance de liquide ou d'électrolytes n'était pas correcte. Ça surprend et ça donne un choc de voir cette situation et de constater combien nous sommes fragiles. Le 9 février nous sommes arrivés à l'Hôtel Goha à Gondar. Nous avions congé le lendemain. Je pense que le 11 fevrier j'ai connu ma plus belle journée de vélo jusqu'à ce moment. Nous sommes progresivement descendus jusqu'à 1825 mètres d'altitude sur de belles routes asphaltées.
Elles la mélangent avec un peu d'herbe pour avoir une texture qui se tient puis elles moulent le tout avec un contenant semblable à un wok. Ceci servira par la suite soit de combustible ou encore pour le plâtrage des maisons..... Autre jour de congé à Bahir Dar. J'ai fait la visite de deux monastères orthodoxes sur le lac Tana.
C'est là, le 13 fevrier, que j'ai compris que les Ethiopiens n'étaient pas en retard de 8 ans mais qu'ils utilisaient un autre calendrier que le nôtre. Ils sont toujours avec le calendrier Julien; ils ont 13 mois dans leur année et entrent actuellement dans le troisième millénaire. De plus, ils commencent à compter les heures à partir du lever du soleil. Ainsi, lorsqu'il est 14 h 10 à l'heure éthiopienne, il est pour moi en réalite 20 h 10 et alors que je suis en l'an 2008, les Éthiopiens sont en l'an 2000. Il y a des décorations partout pour souligner les fêtes du millenium. Si je comprends bien c'est qu'ils ont commencé à compter les années à partir du moment oû Jésus, Marie et Joseph ont vécu en Ethiopie. Jésus avait alors 8 ans et nous sommes donc en l'an 2000 en Éthiopie. Ainsi, lorsque nous parlons avec eux, il faut toujours préciser sur quel calendrier nous nous basons et de quel type d'heure nous parlons. Ils sont fiers d'être les seuls au monde à avoir leur propre langue, un alphabet unique, un calendrier qu'ils sont les seuls à utiliser et un horaire bien à eux. Ya pas a dire, l'Éthiopie c'est différent!!! Quel beau moment j'ai vécu avec ces nouveaux mariés. Les gens devaient croire que je sortais de Mars mais ils ont été tellement accueillants et sympathiques. |
Arrivée en Éthiopie:
Le 7 février nous avons eu une autre belle jounée de vélo avec ses 155 km à parcourir. Mais là, la difference c'est que nous avons quitté le Soudan et nous sommes entrés en Ethiopie pour y passer le plus long de tous nos séjours. J'avais déjà constaté la différence de mentalité et de culture entre deux pays musulmans tels que l'Egypte et le Soudan mais là, en traversant en Ethiopie c'est tout un choc culturel qui nous y attendait.....
Il y avait une rivière à Metema pour delimiter les territoires respectifs du Soudan et de l'Etiopie mais je n'osais pas croire ce que je voyais. Du côté du Soudan il n'y avait pratiquement personne et de l'autre côté de la rivière, là oû nous allions, c'était plein de monde; ça ressemblait à une sortie de metro à l'heure de pointe. Du monde partout, partout et partout, c'est cela l'Ethiopie. Dans un territoire grand deux fois comme la France, ils sont près de 79 millions et 40% ont moins de 14 ans! Le grand plaisir de tous les cyclistes une fois rendus en Ethiopie a été de s'offrir une bonne biere froide. Il faut savoir que le Soudan étant un pays musulman, on n'y trouve pas d'alcool. Autre surprise agréable, quelques cyclistes de léquipe nationale de l'Ethiopie se sont joints à nous. Je mentionne entre autres Addis et Mamoush de qui j'ai été plus près et avec qui j'ai pu échanger sur toutes sortes de sujets. Dès l'entrée dans le pays, la pauvreté y est frappante.
Les maisons sont faites en torchis, les routes sont de veritables planches à laver. Je me revoyais avec les indiens Bri Bris vivant a la frontiere du Costa Rica et du Panama. Tout le monde etait plein de poussiere, les campings que nous avons utilises etaient des pacages pour les vaches avec les bouses en bonus!!!
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Joshua et moi nous nous sommes souvent faits demander pourquoi nous avions apporté un bib blanc en Afrique à travers toute la pousière et la boue qu'on traversait... Enfin, à chaque fois nous aurons eu des réactions. Photo prise par Ashley.
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